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 L'alimentation des perruches ondulées

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nabil
Admin
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Messages : 22
Date d'inscription : 26/12/2010

MessageSujet: L'alimentation des perruches ondulées   Lun 17 Jan - 7:55

A entendre parler certains, on pourrait penser qu'élever des perruches ondulées est d'une simplicité enfantine et que la nourriture ne pose aucun problème ! Et pourtant l'alimentation a, chez les oiseaux en captivité, une importance capitale du fait qu'ils doivent se contenter de la nourriture qui leur est fournie sans pouvoir en modifier la composition selon leurs besoins.
La sélection génétique a un effet primordial sur la qualité des oiseaux obtenus mais c'est de l'alimentation que dépend la mise en condition et son maintien et par conséquent, la quantité et la "vigueur" des jeunes élevés.
Les besoins alimentaires varient suivant le sexe, l'âge et la période d'activité.
Néanmoins, la nourriture est un des éléments essentiels de notre élevage. Bien sûr, la base de l'alimentation est constituée par les graines et l'eau, mais cela ne suffit pas si l'on veut avoir des oiseaux en bonne santé et qui reproduisent bien.
En effet, les oiseaux sont un peu comme vous et moi, ils ont besoin d'un certain nombre d'éléments :

" Les PROTIDES ou PROTEINES : Les protéines sont formées de longues chaînes d'acides aminés et sont nécessaires pendant la croissance pour la formation des tissus, des plumes, mais aussi pour la production des oeufs. Une petite insuffisance de la teneur en protéines peut être compensée par une augmentation de la quantité de nourriture consommée.
" Les GLUCIDES : Ce sont les sucres, éléments énergétiques.
" Les LIPIDES ou matières grasses : Ce sont aussi des éléments énergétiques.
" Les VITAMINES : Nécessaires pour pallier les carences.
" Les SELS MINERAUX & OLIGO-ELEMENTS : Ces éléments, à l'exception du calcium, sont apportés en quantités suffisantes par une ration normale de graines :


- calcium : Le calcium est nécessaire à la constitution des os et des coquilles d'œufs, mais aussi à de multiples fonctions.

La carence en calcium seul peut se révéler par une paralysie d'une ou des deux pattes chez les jeunes et la production d'œufs à coquille mince par les reproducteurs.

Par contre, l'excès en calcium est également néfaste à la coquille d'œufs; la ration ne doit pas dépasser 2,5%.

- phosphore : Il a une action dans le métabolisme des carbohydrates et des graisses; il entre aussi dans la composition des os et des coquilles d'œufs.

Le métabolisme du calcium et du phosphore dans l'organisme est lié et dépend de la présence de la vitamine D.

Chez les jeunes, les premiers signes d'une carence en calcium et phosphore sont comparables à ceux d'une carence en vitamine D et sont caractérisés par le retard de croissance, la déformation de membres et un plumage sec et ébouriffé.

- manganèse : Sa carence aboutit à la production de coquilles faibles et à une mortalité en coquille importante.

- magnésium : C'est un constituant essentiel des os, nécessaire aussi à l'élaboration de la coquille des oeufs, de même qu'au métabolisme des carbohydrates.

- fer et cuivre : Le fer est nécessaire à la production d'hémoglobine, son métabolisme est lié à celui du cuivre.

Un excès de cuivre peut provoquer une hépatite ; par contre, une carence ne permet pas à l'organisme d'utiliser convenablement le fer.

- iode : Nécessaire au bon fonctionnement de la glande thyroïde. Une carence en iode provoque une baisse d'activité et un plumage sec et dépigmenté; la respiration s'accélère et devient parfois bruyante et l'on peut même constater l'apparition d'un goitre.

- potassium et sodium : Le potassium se trouve essentiellement dans les cellules et a une action dans les échanges de la cellule avec son environnement.
Le sodium se trouve dans les liquides organiques et contrôle l'acidité de l'organisme; en excès il devient toxique.
L'un et l'autre sont nécessaires au fonctionnement cardiaque.

Les autres minéraux :

- Le soufre entre dans la composition de la méthionine et de la cystine.
- Le fluor peut avoir un rôle dans le métabolisme des os, mais en excès il devient toxique.
- Le sélénium a une action dans le métabolisme de la vitamine E et dans les maladies musculaires.
- Le zinc et le molybdène sont nécessaires à la croissance.

Les éléments de base nécessaires aux besoins :

1. L'EAU : C'est un élément indispensable. Il est reconnu que la perruche boit peu, mais ce n'est plus le cas en période de reproduction et pendant les fortes chaleurs de l'été. L'eau devra être renouvelée tous les jours et les abreuvoirs seront nettoyés très souvent.

2. Les GRAINES : Les graines consommées par les perruches sont essentiellement composées de carbohydrates, de graisses, de protéines, de vitamines et de sels minéraux.

Les carbohydrates : Composés de carbone, d'hydrogène et d'oxygène combinés entre eux, sont transformés par le foie en glycogène et utilisés sous cette forme par l'organisme en cas de besoin énergétique.

Les graisses : Se présentent sous forme d'acides gras qui peuvent être transformés par l'organisme en énergie. En cas de nourriture insuffisante, ils servent aussi comme isolant contre les écarts de température, mais en plus à l'entretien de la peau et du plumage.

La ration normale de graines est suffisamment riche en graisses et carbohydrates.

Le mélange de base se compose essentiellement de 3 sortes de graines :

" L'alpiste (zwan twil )

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" Le millet blanc ( zwan mkarkab). Auquel certains éleveurs associent soit du millet jaune, soit du millet roux (ou les deux). Ce dernier plus dur que les autres est assez souvent délaissé par les oiseaux, surtout les jeunes.

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" Le gruau d'avoine. Le pourcentage de cette graine est le plus faible dans les mélanges proposés que ce soit dans le commerce ou dans ceux réalisés par les éleveurs. Il est par contre très utilisé pendant la période de nourrissage par les parents et aussi par les jeunes oiseaux lorsqu'ils sont sevrés.

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Les éleveurs ont chacun leur façon de préparer le mélange; nous donnerons donc ici une fourchette pour les proportions :

- Alpiste : 45 à 50%
- Millet blanc : 40 à 45%
- Gruau d'avoine : 10 à 15%

Les oiseaux ayant leurs préférences, comme les humains, ils ne consomment donc pas les graines en quantités égales. Ils ont tendance à gaspiller le mélange en triant pour trouver ce qu'ils préfèrent. On pourra limiter le gaspillage en donnant les graines séparément dans les mangeoires, surtout pour l'alpiste et le millet, le gruau représentant un pourcentage moins important pouvant être mélangé à l'une ou à l'autre.

LA PATEE D'ELEVAGE :

C'est un élément très important de l'alimentation notamment pour l'apport de protéines. La pâtée est nécessaire à la préparation des oiseaux pour la reproduction et se révèle indispensable lors de celle-ci.

Pendant cette période, j'ai remarqué qu'en donnant de la pâtée tous les jours les résultats étaient en nette amélioration; n'allez tout de même pas croire au miracle et penser que cela va résoudre tous vos problèmes et assurer une réussite à 100% !

Pour les adultes, hors période de reproduction, je donne de la pâtée environ tous les deux jours. Les jeunes, quant à eux, en ont à disposition deux fois par semaine.

Vers le mois de septembre, à l'époque de la préparation des oiseaux, je donne de la pâtée 3 fois par semaine ; la distribution deviendra journalière à partir du moment où les accouplements seront réalisés et, bien entendu, pendant le nourrissage des jeunes.

Quelle pâtée choisir ?

Certains spécialistes ont voulu démontrer, dans les revues, que telle pâtée était supérieure à telle autre. Mais il en va pour la pâtée comme pour les graines ... on ne discute pas les goûts et les couleurs ! Certains oiseaux en préfèrent une plutôt qu'une autre et il n'existe pas, à mon avis, de vérité absolue. De même, vous pourrez constater que la consommation est parfois nettement différente d'un couple à un autre. Je pense que c'est à l'éleveur de faire son choix en fonction de l'observation qu'il fera dans son propre élevage. Comme pour les autres éléments de l'alimentation, il s'agit surtout de varier les menus. Depuis des années, dans les revues, de nombreux éleveurs ont donné leurs recettes et je ne me souviens pas que l'on ait pu dire que les recettes se révélaient mauvaises. Il serait possible de faire un livre de la cuisine de nos oiseaux et je suis persuadé qu'en comparant les recettes nous retrouverions globalement les mêmes bases dans toutes les compositions.

Personnellement, après avoir fabriqué ma pâtée, je donne maintenant celle achetée dans le commerce : Bisko, Brunet, Cédé, Raff et Witte Molen; en variant mais aussi en donnant le choix dans plusieurs godets. Dans les volières des jeunes oiseaux, les godets sont accrochés au grillage car il me semble que de cette façon il y a moins de gâchis. D'autre part, je pense qu'il est inutile de remplir de trop les godets : une pâtée trop vieille, ne serait-ce que d'une journée, ne sera pas appréciée du tout.

Adaptons-nous aux goûts des oiseaux et ne distribuons les aliments qu'en fonction du nombre de sujets dans la volière ou les boxes de reproduction. L'idéal serait de pouvoir faire une distribution le matin et une autre l'après-midi ... mais pour la plupart d'entre nous il faudrait un patron très, très compréhensif !

Si pour une raison ou une autre vous décidez de changer de pâtée, en espérant avoir trouver le fin du fin, il faudra sans doute un temps d'adaptation plus ou moins long pour habituer vos oiseaux à ce changement.

A cette pâtée toute prête, vous pouvez ajouter différents éléments qui augmenteront les possibilités de varier les menus : carottes râpées, gruau trempé, graines germées, germes de blé, levure de bière, etc.

En habituant les jeunes, dès leur sortie du nid, à manger de la pâtée vous aurez toutes les chances de les voir garder cette (bonne) habitude, même de nombreux mois après, ce qui ne pourra qu'être bénéfique lorsque vous les accouplerez à leur tour.

LES VITAMINES.

Les vitamines sont nécessaires. Un manque de certaines vitamines me semble être une des raisons de la mortalité en coquille. Certes, il faut en user mais ne pas en abuser. Là non plus n'attendez pas que des miracles... car une mauvaise utilisation, surtout excessive, pourrait vous amener des surprises désagréables. Après avoir utilisé "Nekton S", j'ai changé pour "Superform" des Ets Brunet et, également du même laboratoire, "Belle couvée" pour son apport en vitamine "E" agissant sur la fécondité.

J'utilise les vitamines particulièrement au cours de la préparation des oiseaux à la reproduction et durant celle-ci : pendant 2 jours 3 fois par mois .

Par contre, je cesse d'en donner aux couples dont les jeunes atteignent l'âge d'une quinzaine de jours car j'ai remarqué que cela incitait les femelles à repondre trop rapidement et c'est à ce moment-là qu'elles avaient tendance à attaquer les jeunes.

Bien sûr, il y a bien d'autres occasions où leur utilisation est nécessaire:
- Lorsque les jeunes sont en volière (2 fois par mois).
- Au retour des concours .
- En cas de maladie.

Il faut être très vigilant et se méfier des dates d'utilisation dépassées car les vitamines trop vieilles ne font plus d'effet et peuvent même se montrer dangereuses pour les oiseaux.

LES SELS MINERAUX ET OLIGO-ELEMENTS.

Pendant toute l'année, mes oiseaux ont à leur disposition : sable, grit, os de seiche, blocs iodés et blocs minéraux qu'ils adorent. Ces différents produits contiennent un certain nombre d'éléments indispensables. De plus, ils présentent l'avantage, s'ils sont bien placés dans la volière ou le box, de rester en excellent état.

Depuis plusieurs années, je donne également en permanence du "vitakalk". Ce produit qui se présente sous la forme de poudre contient des vitamines, des oligo-éléments et des sels minéraux.

Enfin depuis 2 ans, je distribue 2 fois par semaine, du germe de blé. En période de reproduction, les couples en ont en permanence à leur disposition.

LES GRAINES GERMEES

Un élément très apprécié des oiseaux : blé, avoine, soja vert…

Je fais d'abord tremper les graines dans de l'eau et après les avoir bien rincées, je les dispose dans les bacs d'un germoir. Entre 24 et 48h, le temps est plus ou moins long suivant le type et la qualité des graines, celles-ci doivent être germées; les rincer à nouveau avant de les donner aux oiseaux. Pour qu'elles soient le plus profitable pour les oiseaux, les germes doivent n'être que légèrement sortis de l'enveloppe. Evitez "les cheveux d'anges" ; à ce stade de la germination les graines ne présentent plus aucun intérêt, certaines pouvant même se révéler dangereuses.

La distribution de graines germées est faite deux fois par semaine, sauf pendant l'été car les chaleurs trop fortes les détériorent rapidement. Il faut, si l'on veut tout de même en donner à ce moment de l'année, être sûr de pouvoir les enlever au bout de quelques heures. Sinon gare aux dégâts!

LA VERDURE

Personnellement, je ne suis pas un fanatique de la verdure et n'en donne pratiquement pas.

Néanmoins, le pissenlit, le séneçon, la salade entre autres, sont appréciés des oiseaux. La verdure doit être, comme le reste, de première qualité. Il faut être très vigilant et ne donner que de la verdure dont on est certain qu'elle n'a pas subi de traitements. Les pesticides sont redoutables pour nos oiseaux.

Ceux-ci sont très friands de graines à demi-mûres : épis de maïs, tournesol, blé, millet en grappe etc ...

Je donne des carottes (avec les fanes) qui viennent d'être récoltées. Les carottes sont très appréciées des oiseaux et très intéressantes dans la composition des pâtées en amenant, en plus, l'humidité nécessaire à la préparation de celles-ci.

CONCLUSION:

Comme nous venons de le voir, il n'y a pas de miracle à attendre de telle ou telle pâtée ou des autres éléments de l'alimentation.

Pour mettre toutes les chances de son coté, il faut à nos oiseaux :

- Une alimentation complète pour pallier les carences,

- Variée au maximum, pour satisfaire aux goûts très différents de nos pensionnaires,

- ... et de bonne qualité !

auteur Michel RENAUD

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